Lettre n°3 - de l'artiste à l'acquéreur


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Paris, le 23 mars 2015

 

Chère équipe de la Bibliothèque Kandinsky,

 

Nous avons bien reçu votre lettre, et nous vous remercions infiniment.
Nous l’avons attendue comme nous aurions attendu la lettre d’un homme. En janvier, ce n’était pas le froid qui raccourcissait notre souffle, mais la peur. La peur que vous nous refusiez, la peur que vous ayez crainte de nos sentiments. Et tandis que l’une de nous s’évanouissait dans les couloirs du métro, l’autre sentait ses jambes partir avec les pédales de son vélo, sous le coup de sombres pensées. Ah ! Puis un matin… nous avons reçu votre lettre. Et c’est le ventre noué, les mains tremblantes, les jambes molles, le cœur battant que nous nous sommes finalement décidées à l’ouvrir. Et le couperet est tombé, avec un son caractéristique, sec, et métallique : kikou.

Vous dites que vous ne nous écrirez pas de poème. Vous dites que votre déontologie vous interdit de nous écrire un poème, pas même un cadavre exquis. Sachez que ce poème, il était… Son existence de poème était en gestation dans notre esprit et son idée avait pris chair : il était réel. Mais voilà : le résultat, c’est que vous nous avez livré, en lieu et place de ce cadavre exquis, un pauvre petit poème mort-né. Alors, on lui a donné en guise de sépulture une boîte à chaussures et on a organisé un enterrement en petit comité, en attendant des jours plus fastes pour lui offrir une dernière demeure décente et une cérémonie digne de ce nom. (Les gens n’ont pas idée du coût de l’enterrement d’un petit poème mort-né mais dingue : c’est dingue).

 
 
 
 

Malgré cette peine, nous sommes touchées par la justesse et la sincérité de votre lettre. Votre cœur, ainsi mis presqu’à nu, vos tripes, vos pensées sont là : ils y affleurent, nous les voyons.

 
Les poumons avec leur vaste draperie se voient extériorisés, se déployant sous forme d’ailes entre ce qui était les épaules, les bras et les jambes – le passage qui relie la bouche à l’anus, l’œsophage avec son estomac et ses intestins, cette surface intérieure semble traverser toute la profondeur de l’organisme pour devenir en pleine lumière, tel un gant retourné, l’épiderme du corps.
— Hans Bellmer, "Anatomie de l’amour".

La beauté de vos sentiments ainsi extériorisés nous a rassurées et convaincues de persévérer dans notre relation. Mais de manière plus pragmatique.
Dans le livre « Comment se faire des amis », nous avons lu que « pour obtenir la coopération d'autrui, par exemple dans une négociation, il faut accorder à son interlocuteur le plaisir de croire que l'idée vient de lui. L’idée que l’on découvre seul inspire plus de confiance que celle qu’on vous présente toute prête sur un plateau d’argent

Nous avons décidé de suivre ce conseil, de vous laisser croire que vous menez la négociation, et donc de vous proposer UNE LETTRE DONT VOUS ÊTES LE HÉROS.
D’emblée, deux options s’offrent à vous :

  1. Après avoir compris la peine ressentie par aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii, vous décidez de rattraper le coup.

  2. Vous oubliez cette histoire de poème, et décidez de vous recentrer sur vos compétences pour formuler une nouvelle proposition d’échange.
 

 

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1. Après avoir compris la peine ressentie par aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii, vous décidez de rattraper le coup.

Vous savez que vous n’êtes pas capable d’écrire un poème, mais vous réalisez que vous pouvez déléguer l’écriture de ce poème grâce à un marché public, domaine dans lequel vous excellez. Contents de votre idée, vous énumérez tous les avantages de cette option:

  1. Vous n’êtes pas l’auteur du poème, cela règle donc toutes les questions relatives à vos fonctions (heures travaillées, droits d’auteur,…)
  2. La procédure est publique et transparente, ce qui permet de faire jouer la concurrence à fond, en autorisant quiconque le souhaite à candidater. Cette compétition s’annonce rude, mais féconde : elle peut vous permettre d’obtenir un poème dédié à aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii pour un excellent rapport qualité/prix
  3. La négociation bascule dans un cercle vertueux de type : win-win-win (gagnant-gagnant-gagnant). Un poète est payé 😃 pour nous écrire un poème 😃 et vous enrichissez vos collections du Pif sous-titré "La critique d’art" 😃 .

Vous lancez alors une procédure de mise en concurrence afin de sélectionner un poète et vous recevez quatre candidatures : celle d'un poète professionnel, celle d'un artiste américain, celle d'un animal, et celle d'un grand groupe industriel français.

 

 

A.    Votre cœur penche pour la candidature du poète maudit

vous êtes touché au plus profond de votre âme par ce pauvre bougre dont la profondeur poétique vous sidère…
Ses propositions sont excellentes, mais vous décidez de lui faire honneur en rejetant sa candidature et en l'enfonçant encore un peu plus dans l'anonymat et la dépression.
Vous vous tournez alors vers la candidature de Bouygues BTP.


B.    Votre cœur penche pour la candidature de Jeff Koons

qui vous arrache un sanglot, tellement c’est beau…
Mais en épluchant son dossier, larmoyant, vous apercevez des poils collés dans la reliure de son dossier de candidature. Étant intolérants aux poils de Koons, vous tentez l’expérience de faire lire ses poèmes à un de vos collaborateurs ne souffrant d’aucune allergie, et constatez qu’il ne ressent pour sa part aucune émotion. Vous vous êtes fait leurrer : ce poète n’est pas plus poète que vous et nous. Vous décidez donc de rejeter sa candidature, d’autant plus que celle de Bouygues BTP vous paraît plus judicieuse.

 

C.    Votre cœur penche pour la candidature du chien

Contrairement à Koons, son poil vous a séduit et il a su montrer sa patte dans son dossier de candidature. Son écriture, strictement basée sur l’odorat, vous semble avant-gardiste, et son dévouement finit de vous convaincre. Tout le monde s’accorde sur le fait d’attribuer le marché au chien, quand soudain, un collègue vous informe qu’il est en train d'enquêter sur les liens entre les canidés et le marché de l'art et qu’il s’apprête justement à mettre à jour un complot d’envergure internationale. Vous apprenez avec stupeur que le chien serait une taupe.
La candidature de Bouygues BTP vous paraît finalement plus judicieuse.

 

D.    La candidature de Bouygues BTP vous parait de loin la meilleure

D’ailleurs vous n’avez pas regardé les autres afin de ne pas perdre de temps et de gagner en efficacité. Vous retenez donc cette équipe d’éminents poètes qui vous livrent le poème suivant :

 

Oh, aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii
Allons voir si vos roses ce matin sont écloses,
Et enfantons de charmantes anamorphoses
En y passant au bulldozer, dans les taillis.
 
Ensuite nous vous initierons à nos coutumes
Comme nous l’avons fait pour la Bibliothèque Kandinsky
Manger un de ces délicieux gigots-bitume
Dont nous réservons le secret pour nos orgies

– Bouygues BTP.

 

 
« Le Sabbat des sorcières », Goya, 1798.

« Le Sabbat des sorcières », Goya, 1798.

 
 

Hélas ! Vous avez fait le mauvais choix !

Outre la connivence entre Bouygues BTP et vous, le scandale du gigot-bitume est mis à jour. 
Le gigot-bitume est une pratique consistant à plonger dans un bain d’asphalte en fusion des animaux vivants pour les transformer en gigots. Plus d’informations ici.
Le journal La Croix récupère les informations et les divulgue : le scandale éclate en latin.

 

Vous comprenez le latin et vous êtes aptes à découvrir le scandale dans cette langue :

« Kandinsky facit exquisite cadavera cum Bouygues »

Periculosum ludos ludere Bouygues deformetur global industria, si arborum lunaris circuitus temporum ... animalium aut futura est, quae periculum elit declinet in occasione Occidentalium paganorum ritus superstitionum persuasione et indulgere, qui solus sine dicens. Ipsa quoque initiantur in Kandinsky Library, in leg-bitumen overnight sabbatum, et egressae sunt per totam vitam exercendum, institutio exquisite cadaver. Dicitur quod ex viderent dolor Praeses et PDG volans broomstick insidens, quin in virga, an in re.

– Crucis.

 

Vous ne savez pas lire le latin et vous préférez vous référer à la version française :

« La Bibliothèque Kandinsky fait des cadavres exquis avec Bouygues »

Bouygues BTP joue à des jeux dangereux en manipulant les énergies globales, que ce soit celles de plantes, des cycles lunaires, des saisons, ou celles des animaux… Voilà une organisation qui met en péril l’avenir de l’Occident en profitant du recul des croyances et des superstitions pour se livrer à des rituels païens, tranquilles sans que personne ne dise rien. Elle aurait d’ailleurs initié la Bibliothèque Kandinsky, pendant une  nuit de sabbat, au gigot-bitume, et l’institution se serait laissée amadouer par ce cadavre exquis. On dit même qu’on aurait vu le Président Directeur Général de l’entreprise voler dans les airs à califourchon sur un manche à balai, alors pourquoi pas un balai dans une exposition, pendant qu’on y est.

– La Croix.

 

Bouygues BTP et la Bibliothèque Kandinsky sont alors mis en examen.
Bouygues BTP s’en sort indemne, pas vous.

 
 
 
 

Tandis que vous croupissez en prison, vous vous dites que vous avez fait le mauvais choix, et que vous auriez plutôt dû oublier cette histoire de poème et choisir de vous concentrer sur vos propres compétences pour formuler une nouvelle proposition d’échange. 

 


 

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2. Vous oubliez cette histoire de poème, et décidez de vous recentrer sur vos compétences pour formuler une nouvelle proposition d’échange.

 

Vous ressortez donc vos fiches de postes afin de trouver une idée de proposition d’échange à faire à aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii, et vous lisez à haute voix :

« mettre à disposition les sources nécessaires à l’écriture de l’histoire de l’art moderne et contemporain, organiser l’accès à ses sources et en faciliter l’utilisation, […] »

Mettre à disposition les sources et organiser l’accès à ces sources. A la relecture, vous percutez soudainement que vous êtes des sourciers. Après plusieurs heures sur Wikipédia, vous apprenez que la sourcellerie est une pratique ancestrale qui a connu son essor en Europe à partir du 15ème siècle, avant de péricliter au cours du 19ème siècle. La fonction du sourcier était de détecter des sources et des eaux souterraines à l’aide d’une baguette en bois afin de les mettre à disposition du plus grand nombre. Apparemment, la profession s’est raréfiée à mesure que s'est étendu le réseau d'eau courante.

 
 
« Fontaine », œuvre de Marcel Duchamp, que l’on pourra qualifier « d’eau courante » de l’histoire de l’art. 

« Fontaine », œuvre de Marcel Duchamp, que l’on pourra qualifier « d’eau courante » de l’histoire de l’art. 

 
 

Le maillage du réseau d’eau courante étant aujourd’hui parfait, la profession de sourcier revêt alors selon vous une signification toute autre. Aujourd’hui,  les sourciers ne peuvent plus être ceux qui abreuvent le monde d’eau courante via les réseaux classiques. Non.
« Non, Fontaine, je ne boirai pas de ton eau », vous dites-vous. Le métier de sourcier requiert aujourd’hui de mettre à disposition d’autres sources : celles qui demeurent cachées et qu’il convient de faire jaillir, pour le bien des gens.

En creusant toujours un peu et en langue anglaise, vous apprenez que le mot LEAKS réfère à une fuite d’informations capitales, permettant l’éclatement de scandales : il s’agit de rendre visible ce qui est caché, afin d’améliorer le cours de l’Histoire.


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Le saviez-vous ?

L’architecture du Centre Pompidou fonctionne sur le même principe que les leaks: :

 
 
Toute la structure du bâtiment est à l’extérieur, ainsi que tout ce qui le fait fonctionner : les circulations et les tuyaux. Squelette, tripes et artères sont ainsi donnés à voir, exposés en plein air, sur la rue et sur la piazza. Ceci est à la fois la conséquence d’un besoin d’espace et la matérialisation d’une pensée des architectes : dans une construction, tout doit être montré, rien ne doit être caché.
— Extrait de « Le Centre Pompidou, comment ça fonctionne ? »
 

Estomaqués par cette découverte, vous vous renseignez un peu plus sur le travail des sourciers alternatifs : Vous apprenez qu’un leaks est déclenché par « une ou plusieurs personnes, dans le cadre de leurs fonctions professionnelles » et surtout qu’il n’implique pas forcément d’effectuer des heures supplémentaires. Vous êtes séduits.
Vous apprenez enfin qu’au pire, si le leaks tourne mal, vous serez contraints de quitter le territoire pour gagner l’autre bout du monde afin d’être protégés : vous positivez et y voyez une bonne occasion de voyager, voire de quitter précipitamment votre conjoint que vous ne supportez plus.

Ragaillardis par cette découverte, vous vous trouvez une nouvelle vocation, en phase tant avec vos missions initiales que l’architecture de votre lieu de travail, et vous comprenez qu’un vaste choix de leaks s’offre à vous, et vous vous mettez immédiatement au travail.

 

Vous commencez par le Poodleleaks

 
 
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Vous découvrez d’abord avec étonnement et curiosité les travaux récents des toiletteurs canins : vous appréciez ces œuvres, où le chien peut être cheval, requin-marteau ou perroquet, où le chien peut être Dingo tout en étant Mickey. 
Votre culture visuelle vous amène inévitablement à faire le parallèle entre ces œuvres et les différents looks de Stefani Germanotta, alias Lady Gaga.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Creusant votre sillon, vous ressortez un dossier de 2013 : Cette année là, Mireille Suzanne Francette Porte, alias ORLAN, porte plainte contre Lady Gaga pour plagiat. Pour ORLAN, la star américaine s’inspire trop librement de ses « hybridations ». L'artiste demande un dédommagement de 31,7 millions de dollars. Vous contactez alors Mme Porte, et lui suggérez de poursuivre ses actions en justice et d’intenter un procès pour plagiat à tous les toiletteurs canins. Grâce à un travail minutieux de collecte de sources, vous mettez la main sur une interview de l’un d’entre eux déclarant :

 
- J’interroge le statut du corps du chien et les pressions politiques, religieuses, sociales qui s’y inscrivent. Le chien semble en effet en permanence ramené à sa condition de chien, condition dont les médias ne cessent de nous rebattre les oreilles. Mon geste artistique est un geste émancipateur et subversif.

Ce document constitue la preuve du plagiat, Mme Porte alias ORLAN ayant tenu quasiment mot pour mot les mêmes propos. Vous mettez le dit document à disposition de tous et grâce à vous, l’artiste française obtient un dédommagement de 45 millions de dollars, dont elle vous fait don en partie. Vous améliorez le cours de l’Histoire, vous devenez riche… et vous devenez des héros.

 

VOUS POURSUIVEZ PAR LE BACONLEAKS

Depuis tant d’années passées dans les livres, un sujet vous taraudait : le Bacon.  En seulement trois mois, vous parvenez à révéler les liens qui unissent l’auteur du manuscrit de Voynich, l’œuvre du philosophe Francis Bacon, le peintre Francis Bacon, la poétesse Joséphine Bacon, le pied du Glacier Bacon, et les dérapages de l’industrie porcine… Vous améliorez le cours de l’Histoire… et vous restez des héros.

Vous continuez vos investigations durant de longs mois, et faites éclater plusieurs centaines de "leaks", parmi lesquels le "CHINESELEAKS", le "SKYLEAKS" et le "LEAKSLEAKS" pour ne citer qu'eux…

 

Puis, un jour, vous vous rendez-compte que ni la célébrité ni l’argent ne font le bonheur. Vous vous rappelez que vous êtes en train de négocier une édition, et que celle-ci vous tient à cœur.

Oui, yes, vous voulez le Pif sous-titré "La critique d’art" d’Alice Lescanne et Sonia Derzypolski. Vous vous relancez dans la négociation, vous travaillez jours et nuits, tant et si bien que cette phrase commence à vous obséder. « Je veux le Pif sous titré "La critique d’art" d’Alice Lescanne & Sonia Derzypolski, yes »… Vous vous la répétez en boucle. Vous la chantez, vous l’écrivez, l’interprétez, la tournez dans tous les sens. Vous avez l’impression de devenir fou. Bon sang, mais que vous arrive-t-il ?
La réponse à cette question, vous la découvrez un mardi, avec effroi. Tandis que vous nous écrivez un mail pour nous avertir que vous êtes toujours ardemment désireux d’acquérir notre édition, vous accédez à un sens caché, un sens enfoui dans les profondeurs du langage. Car en tapant l’objet de votre courrier « Yes, je veux le Pif sous titré "La critique d’art" d’Alice Lescanne & Sonia Derzypolski », vous comprenez. Vous venez de découvrir l'anagramme de cette phrase :

 

YES JE VEUX LE PIF SOUS TITRE LA CRITIQUE D’ART D’ALICE LESCANNE & SONIA DERZYPOLSKI
=
JEUDI, NICOLAS SARKOZY ENFILE UN SLIP ROSE SEXY & DECAPITE LA SVELTE CRITIQUE D’ART

 

Quoi ??!!! Sarkozy va décapiter une svelte critique d’art, jeudi, en slip rose sexy ? Vous vérifiez à plusieurs reprises que l'anagramme est parfait : il l'est...

Votre sang ne fait qu’un tour et votre tempérament héroïque resurgit. Vous passez quelques coups de téléphone auprès de vos informateurs, qui vous confirment que Nicolas possède bien des sous-vêtements roses, et que dans un rayon de dix kilomètres autour de chez lui réside également une mince critique d'art. 
Vous éliminez mentalement tous les critiques d'art de sexe masculin, puis toutes les critiques d'art de sexe féminin en surpoids. Vous découvrez la cible de Nicolas Sarkozy le mercredi soir, juste avant le jeudi. Vous en informez tous les médias. Nous sauvons, ensemble, une svelte critique d’art, nous améliorons le cours de l’Histoire et, ensemble… nous devenons des héros...

 

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Après toutes ces aventures, vous prenez du recul, et vous décidez de vous rattraper.  

Vous décidez d'améliorer le cours de notre histoire. En échange du pif, sous-titré « La critique d’art », vous nous proposez donc de transfigurer la sépulture de notre petit poème mort-né en lui érigeant un monument digne de ce nom, et vous faites appel pour cela à Bouygues BTP, dont l'expérience en la matière n'est plus à démontrer (cf. : le Turkménistan).

 

Proposition d'échange de l'acquéreur a l’artiste :

 

 
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Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir nos sincères salutations,


aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii.